L’AQUARELLE
Comme dans une aquarelle encore humide
et non finie,
de ma fenêtre j'ai vu
des roses rouges gorgées de pluie.
J'ai bu leurs jus exquis.
Mon regard plongé du haut de la colline
se perd dans les dentelés légers
des vapeurs de l'été.
Tout s'estompe dans un profond lointain.
Le ciel s'allume pour un dernier voyage
vers la nuit
et bascule la nature dans l'oubli.
antoninaatanassova@hotmail.com